Son sourire s'élargit, et ses dents miroitèrent au soleil.
Je me rapprochai,osant tracer les contours de son avant bras du bout des doigts, qui tremblait, ce qu'il n'allait sûrement pas manquer de remarquer.
- Je t'embête? murmurais-je, car il avait refermé les yeux.
- Non. Tu n'imagines pas les sensations que tu me procures.
-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-Doucement, il dégagea son autre main. Les miennes retombèrent, inertes, sur mes genoux. Il effleura ma joue, pris mon visage entre ses doigts de marbre.
- Ne bouge pas, chuchota-t-il.
Pas de danger! J'étais pétrifiée. Posément, sans jamais me quitter des yeux, il se pencha vers moi. Puis, vif mais carressant, il appuya sa joue glacée contre la courbe de ma gorge. Pour le coup, j'en fus réduite à une immobilité totale. J'écoutais sa respiration mesurée, observant le soleil et le vent qui jouaient dans ses cheveux de cuivre, ce qu'il y avait de plus humain chez lui. Avec une lenteur délibérée, ses mains glissèrent le long de mon cou. Je frissonnais, l'entendis reprendre son souffle, mais il ne s'interrompit pas, et ses doigts légers descendirent sur mes épaules avant de s'arrêter. Son visage se faufila sur le côté, son nez frôla ma clavicule et, enfin, il enfouit sa tête dans ma poitrine, bouleversant de tendresse.
- Ah soupira-t-il en prétant l'oreille aux battement de mon coeur.
Je ne sais pas combien de temps nous restâmes ainsi immobiles. Ca me parut des heures. Mon pouls finit par s'apaiser. Edward ne broncha pas ni ne parla pas tant que dura notre étreinte. Je devinais que, à tout instant , l'effort risquait de se révéler trop éprouvant, et que ma vie pouvait se terminer -si vite que je ne ne m'en serais sans doute pas rendu compte. Néanmoins, je n'arrivait pas à éprouver de peur. je ne pensait à rien, si ce n'est à ce premier contact intime.
(extrait fascination, p284, p298-300)